dimanche 16 novembre 2025

Dimanche 15 janvier 2012 : Col de Pialoux – col de la Justice.

A 10h, il n’y a pas encore de soleil lorsque Viviane et moi arrivons en voiture au col de Pialoux. Le givre recouvre la végétation et le vent est glacial. Il ne s’agit pas de traîner. On enfile rapidement bonnets et gants puis on commence à marcher.
Le chemin s’engage en légère montée dans une forêt que les rayons du soleil atteignent maintenant. Alternance de sous-bois sombres et de clairières resplendissantes de givre. Nous débouchons sur une lisière, nous dirigeant par erreur vers le hameau de Loriol. Nous rebroussons chemin, regagnons la forêt. Des chasseurs sont rassemblés autour d’un feu, probablement allumé à l’essence ! Un peu plus loin, d’autres encore font le pied de grue.
Le GRP rejoint une route de campagne qu’il va suivre pendant deux kilomètres. Sur le parcours, un spectacle affligeant : une famille de chasseurs encercle un bosquet, dont deux enfants porteurs de fusils…
On entre de nouveau dans le bois, par un sentier qui chemine sous les châtaigniers. On atteint dans une clairière une belle ferme isolée rénovée, puis on entre dans le hameau de Tracol. Le sentier s’insinue entre les fermes et rejoint une petite route. Il nous reste encore à parcourir 800 mètres et gagner le col de la Justice (679 m), sur la D14 qui monte de Vernoux et descend vers la vallée du Rhône. Il est midi. Nous retrouvons le Boxer au col.

Nous recherchons l’autre voiture au col de Pialoux et rentrons à la maison.

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Samedi 18 février 2012 : Col de la Justice – Herbasse.

14h. Au départ du col de la Justice, le GR de pays se poursuit pendant un kilomètre sur la D232 puis s’engage sur un chemin de forêt. Un beau soleil hivernal, presque printanier, réchauffe l’atmosphère. Je progresse sous les chênes et les pins. Des restes de neige subsistent dans les talus.
J’atteins une intersection de chemins forestiers au lieu-dit le Gratol. Rencontre du GR 420 qui va avoir un parcours commun avec le GRP. Le sentier s’élève en pente douce jusqu’à la cote 783 et rejoint Herbasse, un groupe de maisons en pierres de taille dont l’une est habitée. 200 mètres après le hameau, intersection de sentiers : jonction avec le GR 42.

A partir de là, je retourne au col de la Justice par le même chemin, pour 16h.

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Mardi 21 février 2012 : Herbasse – col de la Mure.

Depuis le col de la Mure, je rejoins Herbasse en empruntant le GRP en contresens.

A l’intersection de sentiers, le GRP délaisse le GR 420 et va poursuivre sa progression avec le GR 42. Il atteint un chemin de crête sur le serre de Lierne. Vue dégagée à l’ouest sur le plateau de Vernoux, et à l’est sur la vallée du Rhône dans le lointain.



Les GR s’engagent ensuite en forêt sur le large chemin de crête du serre de Barrite. Dans les ornières, les flaques d’eau sont encore gelées.


Les deux sentiers se séparent au lieu-dit Font Limouse  et, après 500 mètres, j’atteins par l’itinéraire jaune et rouge du GRP le col de la Mure, sur la D21, entre Vernoux et La Voulte-sur-Rhône.

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Vendredi 4 mai 2012 : Col de la Mure – Saint-Julien-le-Roux.

Depuis Saint-Julien-le-Roux, je rejoins le col de la Mure en empruntant le GRP en contresens.

Ce matin, au col de la Mure (747 m), résonne le chant du coucou.
Dans un virage de la route – versant rhodanien –, le GRP s’engage en un sentier en balcon qui entre bientôt en forêt sous une végétation printanière vert tendre. Par la suite, il chemine en crête à une altitude constante, contourne le serre de Banchet puis amorce sa descente.
Débouché dans des prairies avec une vue très large sur le plateau de Vernoux. En premier plan, l’église de Saint-Julien-le-Roux.


D’un petit étang en contrebas s’élève le raffut des grenouilles vertes. J’atteins une intersection de routes sur un col dégagé, au-dessus de Saint-Julien-le-Roux.

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Lundi 11 juin 2012 : Saint-Julien-le-Roux – lac aux Ramiers (Vernoux-en-Vivarais).

A 9h30, au col où m’a déposé Viviane, je m’engage en un chemin au milieu des prés, dans les hautes herbes mouillées qui imbibent rapidement pantalon et chaussures.
Parcours en un milieu ouvert et vallonné. Grenouilles vertes en concert dans les étangs, digitales pourpres sur les bas-côtés.
Au loin, émergent les ruines du château de la Tourrette. Lorsque je croise la D231, une pancarte prévient le randonneur que la passerelle sur l’Eve a été emportée par les eaux et que le passage à gué est difficile, voire impossible en période de hautes eaux. Je n’en poursuis pas moins mon chemin et m’engage dans le vallon sauvage. La descente devient abrupte et je perds le balisage du GRP. Je parviens au bord du ruisseau. Nulle trace de sentier. En amont, l’Eve s’insinue entre deux rochers en une petite cascade, pour former une vasque et poursuivre son cours tumultueux vers sa confluence avec la Dunière. 


Je traverse le cours d’eau en sautant de rocher en rocher.
Il n’y a pas de sentier et la rive opposée est abrupte. Que faire ? Rebrousser chemin ? Après avoir recherché en vain un passage, je me décide à tenter l’ascension au plus court dans une végétation dense, inextricable, impénétrable, de buis, de genêts, de ronces… Je me déchire le visage, les mains et les bras en essayant de m’accrocher aux arbustes pour progresser. Tant bien que mal, contournant des à-pic et des rochers, escaladant des éboulis, je parviens à franchir les 200 mètres de dénivelé. J’atteins avec soulagement une sente imprécise qui mène à la ligne de rupture de pente, et je débouche dans une prairie à l’est des ruines du château de la Tourrette, alors que j’aurais dû  arriver à l’ouest. Les mouches s’acharnent sur les plaies de mes bras en sang.
Je pénètre dans une propriété privée enclose, pour retrouver un peu plus loin le balisage du GRP qui provient des ruines du château.
Il me reste à emprunter une petite route qui s’éloigne sur le plateau en direction de Vernoux-en-Vivarais. Je traverse quelques lotissements pour atteindre le lac aux Ramiers (actuellement asséché pour le désenvaser).
Le GR de pays retrouve le GR 420, et moi je retrouve Viviane qui m’attend sur le parking à 12h15...

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Mercredi 9 janvier 2013 : Lac aux Ramiers – Combon.

Navette avec deux voitures.

Belle journée d’hiver ensoleillée.
A 11h, depuis le lac aux Ramiers (qui a été remis en eau), je me dirige vers le bourg et je traverse Vernoux-en-Vivarais. J’arpente la rue commerçante, avec l’église en perspective. On la voit de loin, cette église, de quelque endroit où l’on se trouve sur le plateau de Vernoux !
De style néo-gothique, construite de 1874 à 1886 sur l'emplacement d'une vieille église du XVIe, elle a la particularité d'avoir le clocher le plus haut du département. En effet, celui-ci mesure 56 mètres de haut et symbolise la reconquête de l'église catholique sur le plateau ardéchois de tradition protestante.


Le GRP et le GR 420 quittent le bourg et s’éloignent sur le plateau, dominant une mer de nuages. L’itinéraire atteint la route de Silhac et, un peu plus loin, dévale par un chemin creux vers la vallée de la Dunière. Les deux GR se séparent, et le GRP débouche sur l’ancien moulin du Ranc. Le soleil n’est pas encore parvenu dans le vallon. Un pont de pierre enjambe la Dunière dans un écrin de givre.


Pénétrant dans le parc naturel régional des Monts d’Ardèche*, le sentier grimpe à travers bois, traverse une prairie qui offre, en se retournant, une vue dégagée sur le plateau et l’église de Vernoux. 



Plus haut, il longe la lisière du lieu-dit le Pâturage, où tous les arbres remarquables de la châtaigneraie portent un prénom accroché à leur tronc !
Parvenu à 654 m d’altitude sur le serre de Tournailloux, le GR de pays débouche au-dessus des fermes de Combon. A l’intersection d’une petite route, je retrouve à 12h45 notre fourgon Ducato que nous avions déposé tout à l’heure.

* En janvier 2014,le périmètre du parc sera agrandi, incluant notamment Vernoux-en-Vivarais et Saint-Apollinaire de Rias.

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Dimanche 26 mai 2013 : Combon – Colland.

Stationné près de Colland, je rejoins à pied par la route l’intersection au-dessus de Combon.

A l’approche du hameau, deux chevreuils débouchent sur la route, non loin de moi. Peu stressés, ils m’observent tant que je ne bouge pas, puis ils disparaissent, rejoignent la lisière.
Le GRP continue sur route, passe au lieu-dit la Grande Ecluse et, plus loin, bifurque dans les prés jusqu’au hameau Le Mont. A travers des prairies puis un bois de conifères où en lisière fleurissent les genêts, le sentier rejoint Reynier avant de s’enfoncer dans un vallon boisé de feuillus.
Descente dans une forêt de chênes verts. Au fond du vallon, une passerelle enjambe un ruisseau à sa confluence avec la Dunière (260 m).


Un parcours sauvage va maintenant longer en balcon  le cours tumultueux de la Dunière.


J’atteins le lieu-dit Bas Praly (375 m). A partir de là, le GRP bifurque en direction du nord et entame sa remontée vers le plateau par une sente en zigzag.
C’est à proximité des maisons de Boucharnoux que je vais m’arrêter pour casser la croûte, assis sur un rocher, au-delà de l’exploitation maraîchère d’un couple de jeunes à l’allure baba cool. Alternance de soleil et de passages nuageux pendant la pause.

Par la suite, je gagne la route en surplomb qui se termine à la Suche et je poursuis ma randonnée sur un chemin forestier jusqu’au col de la Chareyre. Je progresse sur le flanc est du mont Godin jusqu’à rejoindre la route où j’avais laissé la voiture ce matin, près du hameau de Colland, à 14h15.

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Mercredi 19 février 2014 : Colland – le pont de Chervil.

Navette avec deux voitures.

Il est 10h à Colland : je longe une superbe maison forte des XIIe et XIVe siècles avec un four à pain banal.
Le GRP s’engage dans le bois et débouche sur le château de Haut-Villard, construit au XIIe siècle, dont le propriétaire a transformé une partie en gîte rural. L'itinéraire se poursuit sur une petite route et un sentier le long d’un pré envahi de genêts et de pins. Il atteint Saute Chèvres, près du col de Comberon.
Sur le parcours, un arbre digne des "petits mystères des grands bois" de la revue La Hulotte : un pin sylvestre dont le tronc courbé jusqu’à terre a poursuivi sa progression à l’horizontale sur le sol et dont la cime s’est à nouveau élevée à la verticale…


Après la traversée d’un bois, je débouche sur le GR427 en vue du village perché de Chalencon. Classé « village de caractère », marqué par les guerres de religion, le bourg a gardé son aspect d’ancienne place forte.
Ce site a toujours été un point stratégique permettant de surveiller le passage entre la vallée du Rhône et le Massif central. Il fut un oppidum gaulois, puis une garnison romaine et enfin une baronnie à partir du Xe siècle.
Depuis le col, à partir du village, une petite route boisée s’abaisse jusqu’à la croix de l’Hubac, en bois, sous les châtaigniers. De là, une ancienne voie empierrée commence à descendre vers la vallée de l’Eyrieux.
Vue sur les paysages grandioses de la vallée et les monts enneigés en arrière plan.


Le GRP emprunte des voies goudronnées, des chemins herbeux ou dallés par endroit. Il atteint un taillis de buis, et bientôt des terrasses et des châtaigneraies. Une table d’interprétation décrit le paysage qui s’offre à nous : adaptation des hommes au relief, anciennes cultures en terrasses…
Je débouche au hameau de Chervil, sur la ligne de l’ancien chemin de fer départemental, en face du pont qui traverse l’Eyrieux. Un peu plus loin, on aperçoit l’ancienne gare de Chalencon.
La ligne de chemin de fer entre La Voulte et Le Cheylard fut mise en service en 1891, avec de nombreux ponts, viaducs et murs de soutènement.
A 12h35, je retrouve le Ducato, garé au bord du lit de l’Eyrieux.

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Vendredi 24 avril 2015 : Le pont de Chervil – col de Ceyssoan.

A 9h15, je m’engage sur l’ancienne voie du chemin de fer qui longe l’Eyrieux. La rivière mouvementée se fraie un passage parmi les nombreux rochers qui peuplent son lit.


A hauteur d’une passerelle (330 m), le sentier bifurque sur la rive gauche du Glo, un ruisseau tumultueux qui se jette dans l’Eyrieux. Beau sentier en balcon, avec quelques passages étroits. Une chaîne en main courante est crochetée dans la roche pour faciliter le passage.
Le GRP retrouve brièvement le GR 420 avec lequel il chemine jusqu’au lieu-dit Péaillières. Puis il entame une longue montée au flanc de la vallée dans une végétation printanière au vert tendre. Buis et genêts alternent sur le parcours. Au lieu-dit Mourier, on aperçoit les ruines du château de Rochemure. Le sentier évite la ferme l’Aulagner, franchit des portillons pour le bétail et atteint des prairies au lieu-dit le Fraysse. Un couple y travaille dans un champ de lavande.
Le GR de pays rejoint une crête à 825 m d’altitude. Longeant un parc à bestiaux, il se poursuit vers le col de Ceyssoan (811 m) que j’atteins vers midi.

Je redescends ensuite, de 12h15 à 14h15, par le même chemin jusqu’au pont de Chervil.

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Mardi 28 avril 2015 : Col de Ceyssoan – la Croix du Loup.

Depuis la Croix du Loup, je gagne à pied par une petite route le col de Ceyssoan.

Le GR de pays s’engage sur un chemin en contrebas du col. Il atteint le lieu-dit Bard : il s’introduit sous le porche d’une maison, située de part et d’autre du chemin ; l’espace est occupé par un tracteur qui prend toute la place. Un peu plus bas, je suis assailli par deux chiens agressifs. Occupé à m’en défaire, je perds le balisage jaune et rouge, faisant quelques allers et retours qui les excitent encore plus. Et ce n’est pas tout : je crois m’en être débarrassé, mais ils me rejoignent à nouveau non loin d’une serre de fruits rouges d’un agriculteur local. Comme tout à l’heure,  je me trompe et rebrousse chemin, espérant ne pas les retrouver. C’est bon, ils sont repartis…
Franchissant un ruisseau à gué, je traverse par la suite le hameau du Perrier pour monter, à travers le pacage d’un troupeau de moutons, vers Saint-Jean-Chambre. Les brebis daignent me laisser passer, intriguées tout de même. Je referme soigneusement le portillon, avant de gagner le centre-bourg aux petites ruelles étroites.
Je fais halte au restaurant Don Quichotte (que je connais pour y être déjà venu avec Viviane). Je bois une bière au comptoir avant d’y prendre le repas. Les enfants de l’école primaire du village envahissent la salle. [Ils y viennent régulièrement, vu l’absence de cantine scolaire au village.] Le repas est excellent, la viande très tendre…
Je reprends mon chemin, peu après le départ des enfants.
Le sentier quitte le village, parcourant d’abord des friches de genêts en fleurs.


Puis il s’engage dans une belle forêt de haute futaie, avant de remonter vers la Croix du Loup, petit col routier où je retrouve la voiture.

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Dimanche 30 août 2015 : La Croix du Loup – Combier.

8h30 : Viviane me dépose à la Croix du Loup.
D’après la légende, un homme aurait été épargné par la « bête » à ce lieu-dit.
Je m’engage sur la petite route qui mène à Cluac, puis je bifurque assez rapidement. J’atteins un « calabert ». C'est un hangar dressé sur des troncs d'arbres non équarris. Le toit, autrefois en genêts tressés, est maintenant en tuiles ou tôles ondulées. C'est une remise pour le matériel agricole et le bois de chauffage. Dessous, est encore parfois suspendue la “chasière” où sèchent les tommes de chèvre sur de la paille de seigle. Dans un coin, la chaudière est utilisée pour faire chauffer la nourriture du cochon. Lors de la “tuade”, elle sert à la cuisson du boudin. 
Atteignant 840 m d’altitude, le GRP s’enfonce en un chemin forestier sous un couvert de châtaigniers. Retrouvant une route goudronnée, je me dirige vers le lieu-dit la Maisonneuve. Là, je rencontre le parcours d’art de l’association Les Rias que j’ai contribué à baliser. Le parcours d’art va suivre le balisage jaune et rouge du GR de pays dans sa descente sous les châtaigniers jusqu’au hameau de La Faurie.
Après avoir traversé à nouveau la Dunière, en amont, non loin de sa source, le sentier pénètre sur le ban communal de St-Apollinaire-de-Rias. Délaissant le parcours d’art, il grimpe en forêt jusqu’à la Tailla puis s’élève sous une belle futaie jusqu’à la D21 à hauteur de la ferme de Combe-Lantard. 



sous une belle futaie…

Se poursuivant en face en direction de Combier, il retrouve le parcours d’art et atteint avec lui les Eoliens « Orgues et sifflets », une œuvre de la plasticienne Martine Diersé. Exposé en plein champ, c’est un groupe de six stèles en bambou et grès émaillé où s’engouffre le vent…


On est juste à côté de la ferme Combier qui boucle ainsi mon parcours sur le GRP Tour du pays de Vernoux.

Il me reste à descendre en 20 minutes à St-Apollinaire que j’atteins à 10h40.



Fin du GRP Tour du pays de Vernoux.




GR 420


GR 420

Tour du Haut Vivarais

(au départ de Vernoux)

-228 km-




Le GR 420 effectue une boucle dans le Massif central, au sein des monts du Vivarais, essentiellement en Ardèche. Il relie entre eux le GR 7 et le GR 42.
Il se déroule en grande partie au cœur du parc naturel régional des Monts d’Ardèche.

J'ai parcouru ce sentier, seul, de février 2017 à avril 2019 au départ de Vernoux-en-Vivarais.




Vendredi 17 février 2017 : Vernoux-en-Vivarais - Chalencon.

Navette avec deux voitures : nous déposons le Ducato à Chalencon, et Viviane me ramène à Vernoux.

Je débute à 10h le GR 420 à Vernoux-en-Vivarais, dans le parc naturel régional des Monts d’Ardèche.
Le GR 420, commun avec le GRP Tour du pays de Vernoux, quitte le bourg et s’éloigne sur le plateau. L’itinéraire atteint la route de Silhac et, un peu plus loin, dévale par un chemin creux vers la vallée de la Dunière. Les deux GR se séparent, et le GR 420 gagne peu à peu le cours de la rivière. Il débouche au-dessus des bâtiments abandonnés du moulinage de Monépia.
Introduit dans le Vivarais au XVIIe siècle, le moulinage utilisait la force de l’eau pour produire de l’énergie. Cela permettait de tordre les fils de soie naturelle issus de cocons de vers à soie, pour en faire des fibres propres au tissage.
Le sentier longe un petit canal aujourd’hui asséché, emprunte un escalier en bois, côtoie la rive gauche de la Dunière tumultueuse qui s’écoule en cascatelles et marmites du diable


Bientôt le vieux pont de pierre de Champelovier permet de traverser la rivière à côté d’un ancien moulin et d’atteindre le lieu-dit du Pont du Belay, sur la D2.


Pont de Champelovier

Je m’engage à travers la campagne, entre champs, bosquets et lieux-dits. La nature s’éveille, un pic épeiche tambourine, la grive draine amorce son chant mélodieux quelque peu monotone.
J’emprunte le Chemin des Autrichiens à travers de belles prairies et champs de blé jusqu’à Chalencon, perché sur un col entre le plateau de Vernoux et la vallée de l’Eyrieux.


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Samedi 18 février 2017 : Chalencon – St-Julien-Labrousse.

Je repars à 9h30 du village perché de Chalencon. Classé « village de caractère », marqué par les guerres de religion, le bourg a gardé son aspect d’ancienne place forte.
Pelotonné à 700 m d'altitude au flanc d'un cône rocheux, Chalencon domine à l'est le plateau vernousain. A l'ouest, ses terrasses de pierres sèches et ses châtaigneraies centenaires contemplent la profonde et sauvage vallée de l'Eyrieux. Il subsiste les vestiges d’un ancien oppidum gallo-romain. Même si les vestiges ne sont pas spectaculaires en raison d’une profonde végétation, les limites de l’oppidum restent encore aujourd’hui visibles.

Arpentant les ruelles médiévales de granite jusqu’à la place du Valla, le GR 420 bifurque peu après sur les flancs de l’oppidum parmi les reliquats de terrasses et de murets. Il monte dans la châtaigneraie pour rejoindre à 810 m une petite route qui parcourt le plateau, avec une vue spectaculaire sur la vallée de l’Eyrieux. Une piste sinue sur le flanc de la montagne jusqu’au hameau Maleval, où une route goudronnée prend le relais pour s’abaisser vers la vallée.
Peu après Roissac, c’est la descente scabreuse dans un chemin non entretenu, envahi de ronces. Au lieu-dit Péallières, le GR retrouve le GRP pour rejoindre avec lui le ruisseau du Glo que nous traversons sur un petit pont de bois aux rondins glissants. Un parcours pittoresque et scabreux surplombe le ruisseau, nécessitant même au passage le plus étroit l’aide d’une main courante crochetée dans la paroi.
Lorsque les deux sentiers se séparent, je m’accorde une pause. C’est là que je me rends compte qu’il est déjà 11h30. Je ne pourrai pas rentrer à l’heure prévue, et je n’ai rien emmené pour casser la croûte : j’avais sous-estimé le temps de parcours… Je suis descendu à 360 m d’altitude. Il va me falloir remonter 400 mètres de dénivelé dans le pays des Boutières.
A l’approche d’une ruine, un renard s’enfuit devant moi, accompagné du ricanement d’un pivert.
Défaut de balisage et déviation du GR m’obligent à des retours en arrière qui ne m’aident pas à avancer très vite.
Finalement, c’est à 14h25 au lieu de midi que j’atteins St-Julien-Labrousse et retrouve le Ducato que nous avions déposé ce matin.

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Mercredi 29 mars 2017 : St-Julien-Labrousse – Le Cheylard.

Quittant la place du village, le GR 420 contourne le serre d’Hiver qui domine la bourgade. Il se poursuit en un beau parcours forestier au flanc des collines boisées. Mésanges charbonnières, sittelles et grives font résonner le sous-bois de leurs vocalises, le pouillot véloce compte ses écus d’un ton monotone, le coucou est de retour…
A hauteur de la croix du Vignal, le sentier débouche au-dessus des Nonières, dévale par un escalier en rondins de bois vers ce village ancré sur un col à 671 m.
Il me faut emprunter sur quelques 500 mètres sans balisage la route départementale qui mène au Cheylard, avant de bifurquer et rejoindre l’assise d’une ancienne voie ferrée.
C’était le chemin de fer départemental qui ralliait Le Cheylard à Lamastre, créé en 1886. Le chantier nécessita d’énormes travaux pendant cinq ans, avec de nombreux ouvrages d’art : tunnels, viaducs. La ligne fut abandonnée en 1968.
Elle a été transformée en voie douce, la « dolce via », partagée entre randonneurs, cyclistes et riverains.
Il est un peu plus que midi. Sur une table de pique-nique à côté d’une ancienne station, je fais une pause pour manger quelques fruits secs.

Le GR 420 va maintenant emprunter cette voie dans sa totalité jusqu’au Cheylard. Pendant six kilomètres, il va côtoyer de près ou de loin, la croisant parfois, la route départementale, épousant les contours des vallons, franchissant des viaducs, pénétrant dans des tunnels.




Sur les talus, fleurit la monnaie-du-pape.
Atteignant la vallée de l’Eyrieux, toujours sur la voie du chemin de fer, le GR s’insinue entre la rive gauche de la rivière et la route. Bientôt, entrant au Cheylard, il longe sur 2 km des habitations, lotissements et entreprises jusqu’à l’ancienne gare. Il passe sous le pont qui pénètre en ville et, sans changer de rive, se poursuit encore un peu dans les faubourgs.
A hauteur d’un seuil, je franchis l’Eyrieux sur une passerelle aménagée. 


J’atteins le camping du Cheylard que traverse le sentier.
Il est 15h. Je retrouve le Ducato que Viviane et moi y avions laissé ce matin.

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Dimanche 1er octobre 2017 : Le Cheylard – col de Joux.

Arrivés en Ducato au camping du Cheylard, nous prenons note qu’il est encore ouvert à cette saison.

Viviane me dépose à 10h au-dessus du camping, au niveau de la route D120. Je commence aussitôt à grimper dans une forêt d’automne précoce due à la sécheresse de l’été. Des geais criards préviennent les hôtes de la forêt de mon intrusion. Après un raide dénivelé, le sentier serpente sous le couvert pour atteindre Sarméo, une maison isolée. C’est à cet endroit que je perds le balisage. Je me renseigne auprès de la dame à chats qui sort à ce moment. Mais elle n’en sait pas plus que moi -  elle habite là depuis peu ! - et m’indique une fausse direction. Je me retrouve sur la route de Jaunac et suis obligé d’effectuer un long détour sur route avant de retrouver les marques blanches et rouges du GR.
Vers midi, j’atteins le rocher de Brion. C’est un sommet volcanique, dyke basaltique. Un château s’est implanté sur le suc aux Xe – XIe siècles et un village s’est regroupé à ses pieds. Il n’en subsiste que des ruines. Haut lieu du parc naturel régional des Monts d’Ardèche, il culmine à 918 m et offre un point de vue exceptionnel sur la région des Boutières, des vallées de la Dorne et de l’Eyrieux jusqu’aux sommets des monts Gerbier de Jonc et du Mézenc.


Je m’éloigne sur les hauteurs en direction du sommet de la Berche. Je croise des voitures de chasseurs qui rentrent à la maison.


Un peu plus loin, je m’installe assis dans l’herbe au soleil pour casser la croûte. Superbe vue sur le Mézenc et les monts des alentours.

Le GR se poursuit vers les serres de Mourgue et de Jusclas, vastes espaces désertiques et desséchés. Le sol est jonché de crottes de moutons ; de multiples portillons permettent de franchir les pâtures.


Progression sur la crête entre les vallées de l’Eysse et de la Dorne, dans des paysages aux coloris somptueux.


Après un passage au-dessus du hameau de Cornuscle, le sentier évite la butte de la Pigne, grimpe au sommet de Coudiol (1073 m), contourne le sommet de la Fare.
Je tombe nez à nez avec un chien patou. Après avoir aboyé contre moi, il se faufile sous le portillon d’une pâture, là ou paissent les brebis qu’il garde. Oui, mais… c’est là aussi que je dois passer ! Je m’introduis dans la pâture, surveillé par le chien qui vient me renifler. Fort de ce que l’on m’a appris, surtout ne pas se diriger vers les bêtes ! Je contourne largement le troupeau, prouvant au chien que je ne m’intéresse absolument pas à ses moutons. Il me suit, toujours situé entre les bêtes et moi. Lorsque je m’éloigne, il se poste sur un monticule où il peut me surveiller, et ce, jusqu’à ce que je disparaisse à sa vue…
Le sentier gagne le hameau de Soulage, traverse la route qui monte au col. Je contourne le sommet de Chanalet, occupé par des chasseurs, et j’atteins à 17h30 le col de Joux (1008 m).

Avec Viviane retrouvée au col, nous redescendons au camping du Cheylard. Ouvert ce matin, il vient de fermer pendant la journée ! Néanmoins, les gérants nous laissent nous installer, nous procurent de l’électricité et nous ouvrent un WC…

Lundi 2 octobre 2017 : Col de Joux – Sagnes-et-Goudoulet.

Ambiance humide, ce matin. Une mer de nuages recouvre la vallée.


La route mène à Saint-Andéol-de-Fourchades. On est en plein dans la zone du « fin gras du Mézenc ».
Appellation d’origine contrôlée depuis 2006, elle trouve son origine dans un vieil usage des pay-sans du massif du Mézenc consistant à engraisser lentement, à l'étable, des génisses et des bœufs, rigoureusement triés, avec le foin naturel, trié lui aussi, fauché dans les prairies d'altitude afin de les mettre à la vente aux foires à la période des Pâques.
Les animaux sont commercialisés par des bouchers ou des restaurateurs locaux, principalement localisés dans la Haute-Loire et en Ardèche. Ce produit agricole fait partie intégrante de la culture du Mézenc, et permet de consolider la cohérence de ce territoire.
Le GR 420 se dirige vers le hameau de Pras. J’emprunte par erreur un GR de pays. Je m’en rends compte lorsque le chemin descend de plus en plus au lieu de monter ! Demi-tour, donc…
Le sentier s’élève dans les pâtures puis entre en forêt. Un portillon à franchir, avec un troupeau de moutons : pas de patou ? Non, les brebis sont en pacage libre. Je m’en rends compte lorsque je rejoins une route départementale qu’elles franchissent allégrement.
Parcours forestier maintenant, hautes herbes et champs de fougères mouillées ensuite, brouillard enfin lorsque j’arrive au col du Pranlet (1363 m), sur la route de crête.
Viviane y est stationnée. Nous mangeons ensemble dans le fourgon et j’y fais une petite sieste.

Ensuite, le sentier de grande randonnée se poursuit parallèlement à la route jusqu’à l’altitude de 1422 m. Le soleil refait de larges apparitions. Je débouche à un col routier, juste sur la ligne de partage des eaux Méditerranée – Atlantique.
Peu après, s’élève au bord du chemin, au site de la Chaumasse, une œuvre d’art, la « tour à eau ».
Imaginée par Gilles Clément, cette tour reproduit le rôle de capteur d’eau du mont Gerbier de Jonc. Construite en phonolite, la tour capte l’eau présente dans l’atmosphère pour la condenser sur ses parois, et la laisser ensuite s’écouler d’une part vers la Loire et l’Atlantique, de l’autre vers le Rhône et la Méditerranée.
Projet ambitieux du parc naturel régional, la ligne de partage des eaux est l’objet d’un parcours artistique unique en son genre. Les artistes s’emparent d’une ligne invisible et la réinterprètent par des œuvres à ciel ouvert.


Bientôt le sentier s’aventure le long des pâtures, longe des clôtures. Il n’est pas toujours évident de s’y repérer. Mais lorsque le GR rejoint une route, le parcours devient plus facile.
Je gagne Sagnes-et-Goudoulet (1240 m). A l’entrée du village, je remarque une aire de camping-cars.

Lorsque je rejoins Viviane, nous essayons de stationner pour la nuit sur cette aire. Mais rien ne fonctionne pour y pénétrer. Il nous faut joindre par téléphone un numéro d’appel qui nous ouvrira quand même la barrière amovible. Nous allons y passer la nuit. Par contre, rien ne fonctionne, au niveau des services…

Mardi 3 octobre 2017 : Sagnes-et-Goudoulet – mont Gerbier de Jonc.

Au matin, nous devons rappeler le numéro d’appel pour nous faire ouvrir la barrière !

Dans le village, jonction avec le GR 73. Les deux GR effectuent un large détour au sud du bourg avant de rejoindre une route départementale plus au nord.
Bruine et soleil m’accompagneront en alternance sur cette portion du parcours. Les GR cheminent sur les hautes chaumes, longent à flanc le sommet des Coux, empruntent un caillebotis pour passer une zone marécageuse. Les vaches salers sont omniprésentes. La race de salers, à la belle couleur rouge bordeaux et au poil frisé, est très ancienne sur le Massif central. Préservée, résistante et rustique, c’est une race de transhumance adaptée à l’élevage extensif. 
Je rejoins la route qui mène au Gerbier de Jonc. Pendant 3 km, j’arpente les bas-côtés de la chaussée, me rapprochant du dôme. Je passe à côté du restaurant « Chez Régine » que je connais pour y avoir déjà déjeuné avec maman et Gilbert.


Je retrouve Viviane à la base du mont Gerbier de Jonc, à 1416 m d’altitude. Le mont culmine à 1551 m. Il doit sa forme étrange à la lave visqueuse dont il est constitué, qui s’est élevée en se solidifiant à la sortie du cratère.
C’est au pied de ce dôme que le plus grand fleuve de France, la Loire, prend sa source. Ou plutôt ses trois sources : la géographique, la véritable et l’authentique, si l’on en juge par la concurrence acharnée que se livrent les propriétaires des différents filets d’eau qui surgissent de la montagne ! Il s'agit en fait de trois sources situées au pied du mont Gerbier de Jonc, formant trois petits ruisseaux qui se rejoignent très vite et qui forment la Loire.
Peu de monde sur le site. Nous faisons un tour au magasin de la source géographique, dans l’écurie d’une ancienne ferme où le fleuve alimente un simple abreuvoir.
Le long de la route, quelques boutiques se décident à ouvrir…
Nous déjeunons sur place dans le camping-car. Je fais encore une sieste avant de repartir vers le Cantal pour une autre randonnée sur le GR 4.

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Vendredi 13 octobre 2017 : Mont Gerbier de Jonc – col de la Clède.

Arrivé avec Viviane au mont Gerbier de Jonc, je commence à randonner à 15h20. Le temps est splendide, qui va perdurer pendant ces quatre jours.
Le GR 420 et le GR 73, de concert avec le GR 3 (sentier de la Loire), suivent la route départementale pendant quelques kilomètres, en s’en écartant de temps en temps, en alternance avec des raccourcis. Par contre, le balisage laisse à désirer.
A la cote 1398, les GR quittent la route et montent dans un pâturage, longeant une clôture en lisière. Ils atteignent le lieu-dit Croix de Moutouse (1460 m), où il n’y a pas de croix. C’est le point de jonction avec le GR 7 (sentier Vosges-Pyrénées). Le GR 3 bifurque vers le sud, tandis que le GR 420 et le GR 7 auront un parcours commun jusqu’à St-Bonnet-le-Froid.  [J’avais parcouru cette portion du GR 7 en 1999, en sens inverse, en partie avec notre chien Oscar.]
Je longe la lisière du bois des Seigneurs pour descendre ensuite vers le col de la Clède (1385 m), entre pâtures et forêts, sur la ligne de partage des eaux.

Il est 17h30. Viviane est là, avec le camping-car. Nous allons passer la nuit sur place, face aux vaches de la pâture. Un voile soyeux de quelques cirrus habille le ciel bleu, le soleil disparaît peu à peu derrière la cime, et quand la nuit est tombée, le cri d’une chevêche résonne à l’orée du col.

Samedi 14 octobre 2017 : Col de la Clède – Fay-sur-Lignon.

Au réveil, le soleil levant irradie les prés. Un chasseur, de l’autre côté de la route, s’amuse à tirer sur les oiseaux. Il faut dire que nous sommes sur un col, et donc un passage de migrateurs. Son jeune chien, indiscipliné, semble plus intéressé par les jeux et les caresses que par le rapport du gibier.

Je me mets en route, grimpe en forêt. Je parcours des landes de genêts, d’épilobes fanés et de petits conifères, au bas des rochers de Cruset. Je débouche à la Croix des Boutières (1508 m), le plus haut col routier d’Ardèche, au pied du mont Mézenc (point culminant d’Ardèche et de Haute-Loire à 1753 m).
Le GR 420 et le GR 7 contournent les pentes du mont Mézenc sur son flanc ouest par un sentier sous bois. Moi, par erreur, je commence à monter vers le Mézenc jusqu’à rejoindre des pelouses subalpines au pied du sommet. Le sentier pénètre dans le département de Haute-Loire. En ce beau samedi d'octobre, je croise beaucoup de randonneurs qui grimpent vers le sommet, alors que je retourne vers la croix de Peccata (1569 m) où de nombreuses voitures sont stationnées. Juste après le col, la cote 1572 m constitue le point culminant du GR 420.

Un large chemin d’exploitation prend le relais, se dirige vers la Grosse Roche ; puis un petit sentier dans les genévriers et bruyères mène à hauteur de la Roche Pointue.


L’itinéraire se poursuit sur la route, avec des contournements pour l’éviter au maximum, jusqu’à l’entrée du hameau de Chantemerle où j’aperçois le Ducato.
Quand je reprends mon chemin dans l’après-midi, je traverse les prairies des hauts plateaux et je descends sur Chaudeyrolles, village cher à Jules Vallès, au bord d’un cratère de maar d'environ 1500 mètres de diamètre, aujourd'hui comblé par une tourbière, les Narces.
Au centre du village, on trouve la Maison du fin gras du Mézenc qui peut se visiter.
Je grimpe au nord-est. J’aperçois une vipère qui traverse le chemin. Par sa taille et sa teinte, son bout du museau rond et ses desseins en zigzag, je pense qu'il s'agit d'une vipère péliade.


Je contourne sur son flanc ouest le mont Signon, dôme de phonolite atteignant 1454 mètres d'altitude. Sur les bas-côtés du chemin, fleurit encore l’achillée millefeuille.



Après le hameau d’Arsac, le sentier s’abaisse vers le pont du Mont qui enjambe le Lignon. Au printemps, il y aurait ici des milliers de jonquilles, au milieu de ces immenses pâturages. Le balisage ne franchit pas la rivière mais se dirige tout droit vers Fay-sur-Lignon, gros bourg de montagne érigé sur un éperon de rochers volcaniques à 1190 m d’altitude, avec ses maisons aux toits couverts de lauzes.

Nous nous installons au camping municipal, vide mais libre d’accès. On se méfie un peu, car dans la maison en contrebas, des préparatifs pour une fête semblent en cours. Il risque d’y avoir du bruit pendant la nuit…